Ce jour s'est tenu une réunion de médiation à l'initiative de la DIRECTION DEPARTEMENTALE DU NORD.
La dernière proposition de la direction 15 000 € + 700 € a été refusé par l'ensemble des organisations syndicales.
Dès lors les salariés ont décidé de rester en grève. Quel autre choix dans la situation actuelle ?
La colère des salariés est bien légitime : il s'agit pour eux de leur avenir, de l'avenir de leur famille.
Toutefois les DELEGUES SYNDICAUX Force Ouvrière dénoncent l'attitude de certaines sirènes, parfois extérieures à l'entreprise, qui sont venues dans l'unique objectif d'exploiter la colère des salariés à des fins électoralistes.
Qui aujourd'hui a intérêt à faire perdurer ce mouvement, que seuls les salariés vont devoir "payer" ?
Qui a intérêt à tout casser, l'intersyndicale FO/CFDT en tête pour tenter de se faire valoir ?
Posons nous la question ?
Une fin de conflit était possible, les salariés l'ont refuser, dont acte. (reprise du travail le 24/12/2009 sans perte de salaire) !
LA REALITE D'AUJOURD'HUI EST LA SUIVANTE :
Du fait d'un accord de méthode signé par l'ensemble des organisations syndicales la Direction a bon jeu d'indiquer qu'elle s'attache à respecter cet accord.
Les salariés subiront doublement la situation, car personne à aujourd'hui peut leur garantir une compensation de salaires sur les jours de grève, seuls les syndiqués auront un recours vers leur organisation syndicale.
Il est vraisemblable que la direction finisse par assigner les salariés qui en bloquant les entrepôts se mettent en situation illégale.
PAR AILLEURS CEUX QUI AUJOURD'HUI VOUS PROMETTENT LA LUNE, ne comptant pas d'élus au C.C.E., ne disposant pas des 30 % de représentativité indispensable pour signer un accord, n'ont aucunement le pouvoir de tenir leur promesse.
Seule l'intersyndicale F.O./C.F.D.T. forte d'une représentativité aujourd'hui de plus de 50 % peut s'engager à vos côtés, sans mensonge et sans démagogie.
Participez aux réunions débats qu'elle organise, lieux où légitimement les décisions se prennent.
LES DELEGUES SYNDICAUX FORCE OUVRIERE SE SONT TOUJOURS MONTRES RESPONSABLES et refusent d'exploiter votre colère, votre désarroi...
Ils vous informent régulièrement des possibilités et respectent les décisions de leurs adhérents.
LES DELEGUES SYNDICAUX FORCE OUVRIERE préfèrent le dialogue et dénoncent la violence que certains, une fois de plus souvent extérieurs à l'entreprise,tentent d'instaurer sur le piquet de grève !
Un premier mouvement a été initié le 16 décembre dernier. Les salariés voulant signifier à la Direction qu'ils soutenaient leurs élus et représentants.
A l'issue de cette réunion les salariés ont appris que l'objectif de la direction était de délocaliser la majeure partie de l'activité logistique sur les centrales allemande et espagnole. Le site de Neuville en Ferrain devant être définitivement fermé pour fin 2010.
DEPUIS LA COLERE GRONDE parmi les salariés des entrepôts qui ont immédiatement décidé de se mettre en grève, demandant la reprise immédiate des négociations, lesquelles ne devaient reprendre le 12 janvier prochain !
Bravant le froid et les intempéries, les salariés ont bloqué le site de Wasquehal, déterminés à rester tant que la direction ne leur proposait pas un rendez-vous !
Les débats se sont déroulés toute la journée et nous vous livrons ci après le compte rendu des délégués syndicaux FORCE OUVRIERE qui défendent vos intérêts bec et ongles.
Jusqu'alors, les revendications présentées à la direction étaient portées par l'ensemble des 5 organisations représentées autour de la table.
Il semblerait qu'à ce stade des négociations des concessions soient nécessaires.
Sur les concessions à faire, il semblerait que l'unanimité ne soit plus possible entre les organisations syndicales, concernant notamment la prime supra légale.
La C.G.C. n'a pas caché son mécontentement à voir la direction acceder à la demande de l'intersyndicale FO/CFDT, à savoir de maintenir prioritairement le principe d'un FORFAIT + prime par année d'ancienneté. Même si nous n'étions pas opposé à la notion de FORFAIT + un mois de salaire par année d'ancienneté.
Quoiqu'il en soit, l'intersyndicale FO/CFDT est consciente de sa position de majoritaire et ne bradera pas l'intérêt collectif des salariés, notamment des plus bas salaires et des salariés les plus exposés socialement.
Nous serons déterminés à refuser que des critères professionnels soient maintenus, pénalisant les salariés non pas eu égard aux difficultés économiques de l'entreprise mais compte tenu d'insuffisances professionnelles (manque de productivité ou absentéïsme pour maladie ou autre) constatées qui plus est à postériori (sur la période du 1er janvier 2009 au 31 octobre 2009), des grilles d'évaluation étant construites pour l'occasion, avec toute la subjectivité que l'on devine. Le P.S.E. n'est-il pas en train de devenir un plan de licenciement à la carte pour la direction, il est légitime de se poser la question.
DES LICENCIEMENTS ECONOMIQUES NE DOIVENT PAS SE TRANSFORMER EN LICENCIEMENTS POUR INSUFFISANCES PROFESSIONNELLES.
Contrairement à la C.G.T., FORCE OUVRIERE, C.F.D.T., C.G.C. et C.F.T.C. ont refusé de négocier sur le sujet.
Nous laissons chacun à ses responsabilités.
Une distribution de tract a été organisée pour sensibiliser le grand public et les actionnaires de l'entreprise : la Galaxie MULLIEZ, première fortune professionnelle française.
Après avoir cumulé les bénéfices et les dividendes, les actionnaires ont-ils l'intention de licencier les salariés au rabais, en tout cas, l'intersyndicale FO/CFDT ne sera pas complice.